lundi, 22 septembre 2008
Pajerama
Retour au Brésil avec une belle animation de Leonardo Cadaval réalisée en 2008, Pajerama. Ce court-métrage dénonce de façon poétique la menace qui plane sur cette immense forêt et la disparition proche de la culture indienne.
Un jeune indien d'Amazonie rencontre un monolithe de couleur noire et est projeté dans un monde étrange et urbain qui surgit dans sa forêt. Cette animation n'est pas sans rappeler 2001 l'odyssée de l'espacel de Stanley Kubrick.
Pour rester dans le thème de l'Indien est à l'écoute une chanson de Maria Bethânia (de son album Brasileirinho) Salve as folhas (Sauvez les feuilles) qui dit ceci : Sans feuille il n'y a pas de rêve, de vie, il n'y a rien mais L'indien Aroni est là, il est le gardien des étoiles et l'âme de chaque feuille... Ce morceau commence par le poème O Descobrimento de Mário de Andrade, récité par Ferreira Gullar, un autre poète brésilien.
Et comment ne pas parler du chef-d'oeuvre de Mário de Andrade, Macunaíma (1928). Le héros indien sans aucun caractère Macunaíma, descendant de la tribu Tapanhumas, est confronté à la culture européenne. A la fin se transformant en constelation de la Grande Ourse, Macunaíma laisse à la postérité un message : Não vim no mundo para ser pedra (je ne suis pas venu au monde pour être une pierre), ici la pierre symbolisant le manque de caractère. J'ai déjà évoqué ce thème dans une note sur Ubaporu (lire ici). Bon c'est très sérieux tout ça... Até!
(Première chanson de la vidéo, le reste présente les autres chansons de Brasileirinho)
17:55 Publié dans Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bresil amazonas
samedi, 05 juillet 2008
Vanessa da Mata
Cette belle jeune femme née dans le Mato Grosso n'est pas vraiment une inconnue au Brésil. Elle en est à son troisième album, Sim, dans lequel elle interprète un duo avec Ben Harper (Boa sorte/Good luck). Ce morceau la propulse actuellement dans le monde musical international. Je ne vais pas écrire une biographie de l'artiste, il suffit pour cela d'aller sur son site officiel, elle peut être lue en français et en anglais. Des extraits audios de ses trois cds ainsi que des photos et vidéos sont accessibles dans la galerie du site.
Je vous laisse découvrir Vanessa da Mata, elle a beaucoup de talent. Par sa voix et et son style, elle n'est pas sans rappeler deux autres chanteuses déjà célèbres, Adriana Calcanhoto et Marisa Monte, cette dernière restant ma préférée...
Discographie : Vanessa da Mata (2002), Essa boneca tem manual (2004), Sim (2007).
Até!
14:40 Publié dans Chansons brésiliennes, Musique, Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mpb, chansons brésiliennes, brasil
samedi, 09 février 2008
Carnaval no céu
Fin janvier 2008, les plus grands sambistes du Brésil se sont donnés rendez-vous sur le Pain de Sucre pour notre plus grand bonheur et regret aussi : celui de ne pas être avec eux. Maigre consolation, vous pouvez voir le reportage qui en a été fait. Vous reconnaîtrez parmi les écoles de samba de Rio des vedettes comme Martinho da Vila, Beth Carvalho et la grande compositeure de sambas Dona Ivone Lara dont les sambas ont été chantées par Clara Nunes, Maria Bethânia, Caetano Veloso, Gilberto Gil, Paulinho da Viola et Beth Carvalho... Le reportage dure 15 mn et peut prendre un peu de temps à télécharger mais le jeu en vaut la chandelle. Admirez également le magnifique paysage qui s'offre à vos yeux...
Deuxième reportage. Rencontre entre la Vieille Garde de samba et la nouvelle. La relève est assurée...
BOM CARNAVAL!
13:10 Publié dans Chansons brésiliennes, Danse, Musique, Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 30 août 2006
Radio MPB FM
Après des vacances très tranquilles, la rentrée arrive à grands pas. Je n'ai pas vraiment de temps à consacrer au blog en ce moment. Pour me faire pardonner je vous mets un lien avec une radio carioca. Que de la MPB, que du bonheur bien que parfois il y ait des choses bizarres, regardez la programmation pour savoir ce qui vous intéresse (6h de décalage avec Rio!).
Bonne écoute, pendant ce temps je vais me préparer pour la grande messe de vendredi matin!
20:50 Publié dans Chansons brésiliennes, Musique, Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Brésil
mercredi, 28 juin 2006
Fio maravilha
Retournement de situation au Mundial : la France affrontera le Brésil en quart de finale! Voilà qui remontera le moral des Français. Il suffit de peu finalement. Déjà un sondage révèle que pour 63% des Français, l'équipe française sera championne du monde! Comme dit le proverbe "Il ne faut pas vendre la peau de..." .
Pour rendre hommage à l'équipe brésilienne voici un standard de la MPB, Fio Maravilha de Jorge Ben. Cette chanson, composée en 1973, est dédiée à Fio Maravilha, un joueur célèbre du Flamengo qui termina sa carrière de façon décevante aux Etats-Unis. Pour avoir enregistré la chanson sans son autorisation, Fio Maravilha poursuivit Jorge Ben en justice mais perdit le procès. Reprise par Nicoletta, la version française n'évoque plus du tout le football...
13:00 Publié dans Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 15 juin 2006
Telenovela -2
Les années 70 voient surgir non seulement des images en couleurs mais mais encore une nouveauté importante dans les scénarios: le réalisme. Les telenovelas deviennent des novelasverdade abordant des thèmes sociaux et politiques : Bandeirantes2 (Dias Gomes, Globo, 1971-72), Irmãos coragem (Janete Clair, 1971-72). Les personnages évoluent dans un quotidien plus proche de celui du téléspectateur, le héros devient plus accessible, plus humain.
Le public change également: les hommes et les jeunes deviennent des téléspectateurs assidus. Toutes les classes sociales s'y intéressent. Cette diversité de téléspectateurs va obliger TV Globo à modifier sa programmation: la telenovela se destinant à un public de masse est diffusée en prime-time, celle réservée à un public jeune est diffusée à des horaires antérieurs ou postérieurs.
A partir des années 80, 90 les telenovelas pour jeunes visent à insérer ceux-ci dans un modèle de masse: Top Model,(Antônio Calmon, Globo, 1989-90). Le message était "Soyez beaux, soyez amoureux, soyez jeunes" (Edgar Morin). Déjà dans les années 70, la telenovela s'était ouverte à un nouveau genre: le western. Dans Jerônimo o herói do sertão (Moysés Weltman, TV Tupi, 1972-73) la masculinité était à l'honneur. On osera même aborder le genre érotique dans Minha doce namorada (Vicente Sesso, Globo, 1971-72) mais l'homosexualité reste un sujet tabou.
Bien qu'elle aborde aujourd'hui des faits actuels de notre société, la telenovela reste fidèle à une structure traditionnelle et se développe à partir de deux axes, le premier, les riches contre les pauvres. L'opposition sociale peut intervenir lors d'intrigues sentimentales et le deuxième, les bons contre les méchants. Souvent le riche est méchant et le pauvre bon. Les téléspectateurs doivent pouvoir s'identifier aux personnages. Néanmoins le happy-end est de rigueur. La durée d'une telenovela est d'environ 200 épisodes (capítulos) soit 7 à 8 mois de tournage. La telenovela veut être représentative de la société brésilienne. Aussi, selon les événements de l'actualité, le scénario peut être modifié à tout moment puisque le tournage n'a que 6 épisodes d'avance par rapport à la diffusion. Pendant la période de diffusion des sondages sont effectués et des groupes de discussion sont organisés dans plusieurs villes afin de vérifier les réactions et de recueillir les suggestions du public.
Qu'elle soit d'époque ou contemporaine, la telenovela doit aussi son succès à une bande-son particulièrement soignée accrochant le téléspectateur au moment du générique (abertura), à de superbes chansons et musiques, à un scénario écrit par des auteurs de talent, à une réalisation parfaite, à de magnifiques décors intérieurs et extérieurs, à des acteurs confirmés. Souvenons-nous, pour finir, de Sônia Braga interprétant Gabriela, brejeira da cor do cravo e com cheiro de canela … (Walter G. Durst / Jorge Amado, Globo, 1975-76).
Rei do Gado (Le roi du bétail)
23:15 Publié dans Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : Brésil
Telenovela -1
Le feuilleton télévisuel brésilien, plus connu sous le nom de telenovela, puise ses origines dans les romans feuilletons français traduits et parus dans les journaux brésiliens au XIXè siècle.
Ces romans feuilletons touchent un public populaire, lecteur de journaux bon marché et peu préoccupé par l'esthétisme et le raffinement européen, dans un pays qui se détache de la couronne portugaise (1822). Les traductions de romans populaires tels que le Comte de Monte-Christo ou Rocambole, se succèdent mais la production brésilienne est pauvre.
En 1941 apparaissent les feuilletons sériés et radiophoniques: La Prédestinée (Radio São Paulo) et A la recherche du bonheur (Radio Nacional), sponsorisés par Colgate-Palmolive. Le succès est immédiat, Radio São Paulo aura jusqu'à 9 feuilletons par jour, plus celui du soir. Le roman populaire est épuré, en sont écartés les aspects historiques et d'aventure au profit d'une thématique plus féminine: des drames larmoyants où injustice et souffrance sont constants jusqu'au coup de théâtre final où le bien vaincra le mal. Par le biais de la radio, le roman devient réellement populaire puisqu'il touche une population analphabète et pauvre. Les femmes sont les principales auditrices et pour les plus érudites des fascicules sont publiés. Les auditeurs coupés de la réalité banale de leur quotidien rentrent dans un univers où invraisemblance et irréalisme font bon ménage. Emotions, rires, et larmes sont les ingrédients nécessaires à toute bonne histoire, sans oublier le suspens final de chaque chapitre. L'implantation de la télévision au Brésil mettra fin à ces radio-novelas.
Dans les années 50, les telenovelas étaient soit des adaptations d'oeuvres littéraires nationales et étrangères d'auteurs tels que José de Alencar ou, Machado de Assis ou Charlotte Brönte, soit des pionniers de l'écriture de scénarios tels que José Castellar ou Dionísio de Azevedo. Les caractéristiques mélodramatiques des telenovelas seront encore maintenues dans les années 60: le fils bâtard, devenu médecin, sauvera d'une mort certaine le grand-père qui avait jadis répudié sa fille enceinte. La transmission de feuilletons journaliers commence à partir de 1963. A cette époque là, la TV Globo n'existait pas encore. Elle a été créée deux ans après et a dû grignoter l'audience de ces concurrents, les grandes chaînes de l'époque TV Tupi, TV Excelsior et TV Record. Aujourd'hui elle couvre 99% du territoire brésilien et occupe le 4° rang mondial des chaînes de télévision.
* Photo de la telenovela "A escrava Isaura".
23:00 Publié dans Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
jeudi, 08 juin 2006
Chica, l'esclave qui devint reine -1
Diamantina, état de Minas Gerais, 1770.
Depuis qu'elle a fait modifié la position de la tour de l'église baroque de Nossa Senhora do Carmo, Chica se réveille doucement sans être perturbée pas les cloches. Cette nuit-là, elle a rêvé que son mari partait pour le Portugal et n'en reviendrait pas. Mais ce n'est qu'un rêve...
La réalité est beaucoup plus belle : l'esclave est devenue reine et de son mariage réussi avec le contratador João Fernandes da Silva sont nés treize enfants. De son lit, elle aperçoit le haut du mât du bateau à voile que son mari lui a offert. Elle, qui n'a jamais vu la mer possède aujourd'hui un lac et un navire pouvant contenir jusqu'à dix personnes. Interdite de fréquenter les églises catholiques, elle possède sa propre chapelle et s'y rendra toute à l'heure, entourée de ses douze mulâtres, vêtue somptueusement et couverte de diamants. Elle posera sur son crâne rasé une de ses nombreuses perruques aux couleurs chatoyantes. Riche et puissante, Chica da Silva se sait crainte, certains la disent cruelle... L'élite blanche qui l'entoure ne l'accepte pas et malgré son extraordinaire ascension sociale et son énorme richesse, elle reste victime de discrimination raciale.
Sa beauté bien particulière et son grand appétit sexuel ont séduit João Fernandes. Il l'avait acheté à Antônio Caetano de Sá, l'avait affranchie et en avait fait sa femme. En père responsable et aimant João Fernandes avait reconnu ses enfants et sa fortune leur reviendrait un jour. Son contrat d'exploitation des mines de diamants avec le royaume portugais, à qui il en versait une partie, avait fait de lui un homme richissime. Certaines mauvaises langues disaient que João Fernandes était plus riche que Dom José I lui-même... Oui, depuis 16 ans Chica vit heureuse.
Perdue dans ses pensées Chica ne sait pas que bientôt son bateau serait détruit sous l'ordre, venu du Portugal, du Marquis de Pombal, premier ministre du roi. Que bientôt João Fernandes devra partir régler la succession de son père et qu'il ne reviendra pas. Qu'il mourra à Lisbonne en 1779. Qu'il emmènera avec lui quatre de ses fils et que ceux-ci recevront des titres de noblesse da la couronne portugaise. Que ses intérêts seront protégés par les propriétés que lui laissera João Fernandes. Que l'éducation de ses filles se fera au couvent de Maraúbas, le meilleur de Minas Gerais, d'où elles sortiront pour se marier. Qu'elle mourra en 1796 et sera enterrée dans l'église de São Francisco de Assis, privilège réservé aux blancs riches et qu'elle aura eu ainsi raison de l'hyprocrisie de la société de l'époque.
00:20 Publié dans Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Brésil
mardi, 18 avril 2006
Olodum
O Bloco Afro Olodum a été fondé le 25 de avril 1979 pour permettre aux habitants du Pelourinho (quartier historique de Salvador da Bahia) de participer au carnaval avec un bloco. C'est une Organisation Non Gouvernementale do mouvement noir brésilien (OGN).
Olodum développe des actions contre la discrimination raciale, stimule l'auto-estime et l'orgueil d'être afro-brésiliens, défend la lutte pour garantir les droits civiques et humains des personnes marginalisées à Bahia et au Brésil. L'Ecole Créative Olodum propose différents ateliers (musique, art, journal, informatique, mobilisation sociale...) aux enfants et adolescents leurs donnant ainsi accès à la culture en parallèle avec l'école publique. L'école a aussi un rôle social dans la lutte contre la drogue et le sida pour les jeunes socialement vulnérables.
La musique de Olodum est l'afro-reggae mais aussi le groove afro-brésilien que la Banda Olodum transporte dans tout le Brésil et dans le monde à travers ses concerts. Prochain concert le 25 avril, la Banda Olodum commémore à Bahia leur 27ème anniversaire, ce n'est pas encore trop tard pour y aller...
La Casa do Olodum est située Rua Gregório de Mattos, 22, Pelourinho à Salvador.
(Petit résumé-maison du site d'Olodum)
Et une pensée pour Marcia, amie baianaise grande joueuse de pandeiro, avec qui j'ai déliré, parmi d'autres, lors d'un ensaio (répétition) à grand renfort de caipirinhas et de percussions d'Olodum. Le plus extraordinaire concert de ma vie.
Um beijão Márcia !
Page d'instruments brésiliens
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vendredi, 24 février 2006
"Eu tô doida pro carnaval..."
Sim, Alana pode estar doida : ele tá chegando!!!
Du samedi 25 au mardi 28 février le Brésil va vivre quatre jours de folie, musique et danses. Et là-bas, c'est l'été... Aucune ressemblance avec notre carnaval européen : apporté par les Portugais, le carnaval brésilien s'est enrichi de la musique, des rythmes et des danses africaines. Recife, São Paulo, Salvador da Bahia, Rio de Janeiro et beaucoup d'autres villes brésiliennes vont vivre de grands moments de bonheur. Bien sûr, tout le monde connaît le carnaval à Rio, les écoles de samba telles que Mangueira, Beija-Flor ou Salgueiro vont défiler dans le Sambódromo. Chaque école a 90mn pour présenter sa parade qui s'organise autour d'un thème, o enredo, et d'une samba, samba do enredo. L'école qui aura le plus beau défilé sera championne de l'année. Le carnaval 2005 fut encore gagné par Beija-Flor... Vas-y Mangueira, te laisse pas faire!!!!!! Fin Aôut 2004, j'ai eu la chance de participer à la première répétition de Mangueira, l'école choisissait leur samba-enredo et ce fut un moment inoubliable : dans un énorme entrepôt des centaines de cariocas dansaient au son d'une batterie de percussions assourdissante! Impossible de rester assise : leur énergie est contagieuse! Je sortis de là sans jambes et en sueur mais très fière d'arborer sur ma tête un charmant petit chapeau rose et vert... Oui, j'y étais.
Extrait de défilé au Sambódromo en 2005.
Tout de même, il faut savoir qu'une place au Sambódromo correspond à trois fois le Smic brésilien (300 réaux), soit 900 réaux X 3 = ....... Euros. Donc très cher! Que font alors les "autres" cariocas? Et bien ils vont là où il y a de la musique : plages, rues, clubs...
Un carnaval moins somptueux mais beaucoup plus animé, celui de Salvador da Bahia. A Salvador les gens descendent dans les rues et se regroupent en blocos (qui correspondent aux quartiers). Il n'y a pas d'école de samba, les costumes sont moins beaux et les thèmes choisis sont liés à la culture africaine. Les blocos parcourent les rues de Salvador derrière de grands camions, appelés Trios elétricos, équipés en sono et dans lesquelles des musiciens jouent des percussions. La samba est devenue samba-reggae.
Pour finir une petite samba du grand Chico Buarque, Vai passar de l'album O Sambista. C'est un peu long (6mn) mais c'est tellement bon! Chico Buarque parle d'esclavage et d'oppression sur fond de samba et de défilé carnavalesque.
Vai passar

Vai passar
Nessa avenida um samba popular
Cada paralelepípedo
Da velha cidade
Essa noite vai
Se arrepiar
Ao lembrar
Que aqui passaram sambas imortais
Que aqui sangraram pelos nossos pés
Que aqui sambaram nossos ancestrais
Num tempo
Página infeliz da nossa história
Passagem desbotada na memória
Das nossas novas gerações
Dormia
A nossa pátria mãe tão distraída
Sem perceber que era subtraída
Em tenebrosas transações
Seus filhos
Erravam cegos pelo continente
Levavam pedras feito penitentes
Erguendo estranhas catedrais
E um dia, afinal
Tinham direito a uma alegria fugaz
Uma ofegante epidemia
Que se chamava carnaval
O carnaval, o carnaval
Vai passar
Palmas pra ala dos barões famintos
O bloco dos napoleões retintos
E os pigmeus do bulevar
Meu Deus, vem olhar
Vem ver de perto uma cidade a cantar
A evolução da liberdade
Até o dia clarear
Ai, que vida boa, olerê
Ai, que vida boa, olará
O estandarte do sanatório geral vai passar
Ai, que vida boa, olerê
Ai, que vida boa, olará
O estandarte do sanatório geral
Vai passar
Site de Chico Buarque
Et bon carnaval à tous! Il y en a un vers chez moi mais paraît qu'il est pô terrible terrible!!! Si j'y vais je n'oublierai pas mon adorable petit chapeau rose et vert. Mais qui comprendra?
Oi Alana, bom carnaval!
00:55 Publié dans Chansons brésiliennes, Musique, Nouvelles du Brésil | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
















