jeudi, 26 mars 2009

Mutum

 

mutum.jpg
Le mot mutum a plusieurs sens : il signifie muet, est aussi le nom d'un oiseau noir qui ne chante que la nuit mais est également le nom d'un lieu isolé dans le sertão dans le Minas Gerais (Nordeste du Brésil) où vivent Thiago et sa famille. Thiago a dix ans, un visage d'ange et de grands yeux qui tentent de comprendre le monde des adultes, un monde fait de misère, trahison, violence et silence. Mutum est un film brésilien de Sandra Kogut, réalisé en 2007. Il est adapté d'un conte d'un auteur brésilien du 20ème siècle, João Guimarães Rosa. Les jeunes acteurs ne sont pas des professionnels ; Thiago da Silva Mariz, merveilleux dans le rôle de l'enfant, n'était jamais allé au cinéma avant d'avoir assister à la première. Aujourd'hui, il vit dans son sertão natal et n'a jamais dit à ses camarades qu'il avait joué dans un film. Inutile, ils ne comprendraient pas et ce n'est pas important, finalement. Il nous reste un beau film à voir. Je n'en dirai pas plus, si vous avez aimé Central do Brasil, vous allez adorer Mutum. Xau!!



Visiter Site du film (en portugais ou en anglais)

samedi, 05 avril 2008

Be kind rewind

Actuellement le film, Bienvenue chez les Ch'tis, remporte un énorme succès en France. Je ne l'ai pas vu et ne sais pas si j'irai. Presque en même temps est sorti le film de Michel Gondry, Be kind rewind. La traduction du titre en français est peu alléchante, Soyez sympas, rembobinez et ne donne pas envie d'aller le voir, pourtant... MDR! Il est drôle et tendre. L'histoire est assez simple : Jerry (Jack Black), personnage loufoque et disjoncté attaque une centrale électrique, est magnétisé et efface toutes les cassettes VHS du magasin de Mr Fletcher (Danny Glover). Menacé de démolition, il laisse le magasin à Mike (Mos Def) pour tenter de trouver une solution. Jerry et Mike vont faire des parodies de films à succès (tels que Robocop, Ghost busters ou le Roi Lion) avec les moyens du bord et beaucoup d'imagination. Contre toute attente, l'initiative va rencontrer un réel succès. A noter la présence de Mia Farrow et Sigourney Weaver qui jouent également dans le film. C'est un film extra dans lequel on apprend un nouveau verbe : suéder, mais pour en connaître son sens et son éthymologie, il faut le voir. Mon seul regret est la scène finale qui, à mon avis, est trop bons sentiments à l'américaine... Dernière chose, Michel Gondry est aussi le réalisateur d'un autre film que j'avais beaucoup aimé : Eternal Sunshine of the Spotless Mind... Até!    


Voir site du film

samedi, 02 septembre 2006

Littérature de Cordel -2

Vous souvenez-vous de la note sur les Repentistas et la littérature de Cordel (voir ou revoir)? Voici un film d'animation
 d' Ítalo Cajueiro basé sur une histoire de cordel  de J. Borges, artiste populaire. Entièrement produit à partir des xilogravures originales de Borges, il raconte l'histoire d'un jeune homme qui  tombe amoureux d'une mystérieuse jeune fille durant le bal d'un carnaval du Nordeste. Durée : 11 mn.
medium_a_moca_que_dancou_depois_de.jpeg

Voir le film 

(Pour changer la dimension de l'écran : clic droit en positionnant la souris dessus -> zoom)

samedi, 07 janvier 2006

A Cidade de Deus

Ecrivain et poète, Paulo Lins est né à Rio de Janeiro en 1960 et a grandi dans la Cité de Dieu, une des nombreuses favelas de Rio. Professeur, Paulo Lins enseigne le portugais dans un collège de Rio. Son livre, « La Cité de Dieu » sorti en 1997, raconte sur trois décennies l’histoire d’enfants de la favela pour qui le vol, le meurtre, le viol, le trafic de drogue sont des actes banalisés et anodins. Paulo Lins nous raconte leurs histoires avec froideur et distance, il n’épargne pas le lecteur et le met en état de choc. Pour avoir eu la chance de le rencontrer, je peux vous dire que c'est un homme simple, sympathique et charmant...

Le 9 octobre 2005, à l'occasion des Belles Latinas, Paulo Lins donnait une conférence Place Colbert , à la Croix-Rousse. Un peu avant la conférence, il rencontrait de jeunes brésiliens...
Court extrait
Fernando Meitrelle a adapté le livre à l'écran :
A Cidade de Deus

Le président brésilien Lula a encouragé ses concitoyens à aller voir le film pour que tous les Brésiliens puissent se faire une idée de ce qu'est la vie dans les favelas. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles le film a eu tant de succès au Brésil. A Rio, seulement un demi-million de personnes vivent dans environ 650 favellas. Dans les bidonvilles de São Paulo, 5.421 personnes ont été tuées au cours de l'année 2002. Le président Lula veut résoudre ce problème. L'une des plus importantes mesures du gouvernement a été de reconnaître les favelas comme des quartiers à part entière. Cela ouvre des possibilités à l'enseignement et aux soins de santé. Mais à cause des économies imposées par le FMI, le ministère a dû réduire les budgets destinés au développement urbain. Seulement 1 à 2 % des habitants des favellas trempent dans l'une ou l'autre forme de criminalité, alors que dans le film, tout le monde se balade avec un revolver à la main. Mais cela n'enlève rien au fait que le livre et le film vous prenne directement à la gorge. «Les gens des bidonvilles veulent que nous comprenions d'où ils viennent, pourquoi ils se trouvent dans une situation désepérée et pourquoi ils cherchent leur salut dans le crime et la drogue», déclare Meirelles dans une interview. Mais tout de même que cela ne vous empêche pas d'aller visiter Rio, si vous n'affichez pas "votre richesse", il n'y a pas de raison d'avoir peur de vous promener. Adoptez les fameuses "Havaianas", elles sont très confortables. Et puis, au lieu d'arborer votre superbe chaîne en or, achetez un ces adorables colliers de graines d'açai qui sont vendus, le soir, sur le marché au bord de la plage de Copacabana! Adoptez la couleur locale et vous passerez inaperçu.