lundi, 22 septembre 2008

Pajerama

Retour au Brésil avec une belle animation de Leonardo Cadaval réalisée en 2008, Pajerama. Ce court-métrage dénonce de façon poétique la menace qui plane sur cette immense forêt et la disparition proche de la culture indienne.
Un jeune indien d'Amazonie rencontre un monolithe de couleur noire et est projeté dans un monde étrange et urbain qui surgit dans sa forêt. Cette animation n'est pas sans rappeler 2001 l'odyssée de l'espacel de Stanley Kubrick.
Pour rester dans le thème de l'Indien est à l'écoute une chanson de Maria Bethânia (de son album Brasileirinho) Salve as folhas (Sauvez les feuilles) qui dit ceci : Sans feuille il n'y a pas de rêve, de vie, il n'y a rien mais  L'indien  Aroni est là, il est le gardien des étoiles et l'âme de chaque feuille... Ce morceau commence par le poème O Descobrimento de Mário de Andrade, récité par Ferreira Gullar, un autre poète brésilien.
Et comment ne pas parler du chef-d'oeuvre de Mário de Andrade, Macunaíma (1928). Le héros indien sans aucun caractère Macunaíma, descendant de la tribu Tapanhumas, est confronté à la culture européenne. A la fin se transformant en constelation de la Grande Ourse, Macunaíma laisse à la postérité un message : Não vim no mundo para ser pedra (je ne suis pas venu au monde pour être une pierre), ici la pierre symbolisant le manque de caractère. J'ai déjà évoqué ce thème dans une note sur Ubaporu (lire ici). Bon c'est très sérieux tout ça... Até!

(Première chanson de la vidéo, le reste présente les autres chansons de Brasileirinho)

dimanche, 14 septembre 2008

Post-impressions lisboètes- A Ginginha

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Dernière note sur Lisboa. L'automne n'est pas loin et
le travail a repris le dessus. Je termine avec  A Ginginha,
située dans la Baixa et dont l'adresse est connue de tous les Lisboètes et touristes.   

 
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 C'est une mini boutique qui ne vend que de l'alcool de cerise, appelé ginginha (le nh se prononce gne).
On peut aussi boire un petit verre de ce délicieux nectar pour un 1 euro ou acheter une bouteille.

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Comme le lieu est petit les gens boivent leur petit verre dehors, à tout moment de la journée... Inimaginable en France!


 

dimanche, 07 septembre 2008

Post-impressions lisboètes- Tags

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Lisbonne est beaucoup taguée, certains quartiers plus que d'autres. J'aime les tags, je sais que ça fait sale et que lorsqu'on est propriétaire ça fait rager. Mais très égoistement, comme je ne suis pas propriétaire, j'affirme que les tags peuvent non seulement être beaux et bien faits comme aussi traduire une pensée poétique, un message d'amour ou politique. Le tag soumis au soleil ou/et à la pluie se dégrade, ce qui pour certains le transforme en tag artistique. Le tag évolue et peut se tranformer par l'action d'autres taggers ou passants désirant une réponse ou voulant surenchérir le message ou le dessin. J'aime les tags, à Lisbonne j'ai photographié un musée à ciel ouvert. Le quartier le plus fourni en tag à Lisbonne est le Bairro Alto, quartier populaire. Le centre est touché mais beaucoup moins. Ils se trouvent dans les quartiers de la Baixa, du Chiado, du Bairro Alto et de la ville de Cacilhas (de l'autre côté du Tage). Soit ce sont des dessins collés sur les murs, soit de vrais peintures murales, soit encore des tags faits à partir de pochoirs, soit encore des affiches. J'en ai photographié beaucoup, ils sont dans un album intitulé Tags lisboètes.  Bonne promenade, até!

lundi, 01 septembre 2008

Post-impressions lisboètes-Tejo

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Lisboa magnifique au bord d'une mer de paille.
Et je ne peux que me souvenir de ce que disait Pessoa:
Pelo Tejo vai-se pelo mundo...
(Par le Tage on va vers le monde)


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Christ-roi et pont 25 Avril.
De petites notes de musique.
Air de fado ou chanson endiablée?


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Para além do Tejo há a América, disait encore Pessoa
(Au-delà du Tage il y a l'Amérique)
Il n'y a rien à faire, contempler et se laisser porter.
Mais est-il fleuve ou déjà mer?


Até!

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